Aujourd'hui comme tous les jours depuis une semaine je suis alle surfer le matin et l'apres midi, ca commence a etre une veritable drogue, le genre de dependance qui fait oublier qu'il faut vite retrouver un travail. Il y a enormement de monde l'eau, on est une trentaine a se bagarrer pour la meme vague.
Je fais pas mal de progres, le courant m'aide pas vraiment. la baignade est souvent interdite car le courant emporte au large avec des vagues tres puissantes de 2 metres.
Hier et aujourd'hui les meduses bleues, les "blue bottles" comme ils les appellent ici, infestent litteralement la plage, des panneaux mettent en garde mais toujours autant de surfeurs a l'eau, les gardes cote conseillent de ne pas laisser les enfants jouer avec...c'est assez comique, les surfeurs gueulent un par un en se frottant les mains ou les bras!
Elles ressemblent a des petites capsules de 5cm de diametre, bleue petantes et des longs filaments en guise de traine de 2m50 3m. Evidement hier premieres piqures aux deux mains en meme temps, les filaments ressemblent a des colliers de perles tres fins et s'enroulent autour des doigts comme des spaghettis trop collants. Ca fait une sensation etrange, une sorte de piqure-brulure paralisante qui file la tremblotte. Impossible a decoller des mains en plus. Ca fait des grosses cloques blanches et rouges et ca brule pendant une journee.
Aujourd'hui c'est pire, rebelotte, repiqure et ce coup ma main a pris beaucoup de volume, ainsi que sur le biceps, la cicatrice fait comme une trace de couteau...Vive le surf...
Ici on se plait vraiment bien, nos collocs francais sont sympas, pas vraiment pratique pour ameliorer l'anglais mais on savait pas avant de signer. Le couple d'irlandais va partir lundi pour un trip en van, on va donc recuperer leur chambre moins cher. Le matin, rituel du petit dejeune sur le balcon devant les vagues, le soleil tape encore dur malgre la fin de l'ete qui approche.
La vie s'ecoule doucement, Emilie travaille comme tous les apres midi comme baby-sitter, moi je me donne cette semaine pour souffler et retrouver un nouveau travail. Sinon l'envie d'aventure me demange vraiment, j'ai hate de decouvrir le pays...
Eddie
(je precise au familles qu'on ne meurt pas de ces meduses, c'est pas comme les cubo-meduses du nord de l'Australie, no worries...)
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